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Pyrite

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Pyrite
CatégorieII : sulfures et sulfosels
Pyrite huaron octaedre.jpg

Pyrite Octaèdre - Mines de Huaron, Pérou (8x8cm)
Général
Formule brute FeS2
Numéro CAS 1309-36-0
Identification
Masse moléculaire 119.98 g/mol
Couleur doré pâle, terne
Classe cristalline ou groupe d'espace Diploïdal - Pa\bar3
Système cristallin cubique
Réseau de Bravais Primitif P
Macle sur [110], interpénétration (croix de fer), et sur [001].
Clivage faible à {100} et {110}
Habitus cubique, les faces peuvent être striées, mais aussi souvent octaèdre ou pyritoèdre
Fracture irrégulière, parfois conchoïdale
Échelle de Mohs 6 - 6,5
Éclat métallique, brillant
Propriétés optiques
Trait vert-noir à marron avec une odeur de soufre
Transparence opaque
Autres propriétés
Densité 4,95 - 5,10
Température de fusion 1 177 - 1 188 °C
Fusibilité fond et donne une boulette magnétique
Solubilité faiblement soluble dans HNO3
Caractères distinctifs
Magnétisme magnétique après chauffage
Radioactivité aucune
Principales variétés
arsenian Pyrite ballesterosite
bravoite cayeuxite
cobalt-nickel-pyrite cobaltoan pyrite
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.
Pyrite
Général
Nom IUPAC disulfure de fer
No CAS 1309-36-0
No EINECS 215-167-7
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute FeS2  [Isomères]
Masse molaire[1] 119,975 ± 0,012 g·mol-1
Fe 46,55 %, S 53,45 %,
Précautions
SIMDUT[2]
Produit non contrôlé
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La pyrite est une espèce minérale composée de sulfure de fer, de formule FeS2 pouvant contenir des traces de Ni, Co, As, Cu, Zn, Ag, Au, Tl, Se, V. Elle forme une série avec la cattiérite CoS2.

Sommaire

[modifier] Inventeur et étymologie

Le terme pyrite est attribué à Dioscoride en l'an 50 qui en fait le premier mention. La pyrite fut remarquée des anciens pour les étincelles qu'elle produit sous les chocs. Le terme provient du grec πυρίτης (λίθος) – pyrítēs (líthos) – littéralement « pierre à feu ».

[modifier] Cristallographie

[modifier] Cristallochimie

Elle sert de chef de file à un groupe de 19 espèces isostructurelles: le groupe de la pyrite.

[modifier] Gîtologie

  • La pyrite peut être d’origine sédimentaire, magmatique métamorphique mais aussi dans les dépôts hydrothermaux.
  • On trouve également la pyrite dans certaines météorites.

[modifier] Variétés

  • arsenian Pyrite. Pyrite contenant 3 % d’arsenic. Les cristaux, de cette variété ont la particularité d’avoir des faces incurvées ou mal formées. Elle s’est rencontrée en France dans la mine de Salsigne dans l’Aude (gisement épuisé), et dans de nombreuses autres localités dans le monde.
  • 'Ballesterosite.' Variété riche en zinc et en étain trouvée à Riego Rubio, Ribadeo, Lugo, Galice, Espagne. Cette seule occurrence mondiale suggère que cette "variété" soit en fait un simple synonyme de la pyrite.
  • bravoïte. (Syn. mechernichite) Espèce décrite par Hillebrand en 1907[3] et dédiée au minéralogiste péruvien Jose J. Bravo (1874-1928). Cette espèce est déclassée au rang de variété par l’IMA. Pyrite nickélifère de formule (Fe,Ni)S2. Il existe une sous variété l’hengleinite de formule (Ni,Fe,Co)S2 connue à Müsen (Allemagne). La bravoite posséde plusieurs occurrences dans le monde. En France elle est connue dans, la vallée d'Aure, Beyrède-Jumet, Hautes-Pyrénées[4]. A Malepeyre, Lubilhac, Haute-Loire.[5] Et dans plus de cinquante autres gisements.
  • cayeuxite. Variété de pyrite riche en As, Sb, Ge, Mo, Ni et autres métaux, ce présentant sous forme de nodules polymétaliques du crétacé inférieur. Dédié au minéralogiste français Lucien Cayeux. [6]
  • cobalt-nickel-pyrite. Variété contenant 2à3% de cobalt et 2 à 6% de nickel. De formule 4[Fe,Ni,Co)S2].
  • cobaltoan pyrite . Variété cobaltifère de pyrite de formule (Fe,Co)S2. Occurrences nombreuses à travers le monde.

[modifier] Utilisation

  • La pyrite fut plus exploitée comme source de soufre que de fer. Cette industrie très polluante tend cependant à être remplacée par d'autres procédés.

Elle n'est pas utilisée comme source de fer pour la fabrication de l'acier car le coût d'extraction est supérieur par rapport à l'hématite (Fe2O3) ou à la magnétite (Fe3O4). L'extraction du fer à partir de la pyrite permet également l'obtention d'une fonte qui doit cependant être soufflée à l'oxygène pour éliminer le soufre en solution. Les derniers procédés de biolixiviation ont permis l'extraction du chrome à partir de la pyrite.

  • Elle reste le minerai de base de la fabrication de l’acide sulfurique par le procédé des chambres au plomb. Elle est exploitée dans beaucoup de gisements pour le traitement métallurgique des poudres (pelletisation) dans la production de l'or, du cuivre, du cobalt, du nickel...

[modifier] Synonymie

Il existe de très nombreux synonymes pour cette espèce [7]

[modifier] Gisements remarquables

  • Espagne
  • France
  • Italie
  • Pérou
  • Mines de Huaron, San Jose de Huayllay District, Cerro de Pasco, Daniel Alcides Carrión Province, Pasco Department,
  • Slovaquie
  • Banská Štiavnica baňa (ex Schemmittz) , Banská Štiavnica, Banská Štiavnické rudné pole, Štiavnické vrchy, Banskobystrický Kraj, [13]

[modifier] Galerie France

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[modifier] Galerie Monde

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Sur les autres projets Wikimédia :

[modifier] Références

  1. Masse molaire calculée d’après Atomic weights of the elements 2007 sur www.chem.qmul.ac.uk
  2. « Pyrite » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 24 avril 2009
  3. Hillebrand (1907), American Journal of Science: 24: 149.
  4. Gourault, C. (1998). "Indice de Beyrède-Jumet (Hautes-Pyrénées)." Le Cahier des Micromonteurs,(2),pp:5-9.
  5. P.G. Pélisson : "Etude Minéralogique et Métallogénique du District Filonien Polytype de Paulhaguet (Haute-Loire, Massif Central Français)", Doctorate Thesis, Orléans, France, 1989
  6. Zbigniew Sujkowsrki : The nickel bearing shales in Carpathian Flysch. Arch. Mineral. Warsaw, vol. 12, pp. 118-138, 1936.
  7. « Index alphabétique de nomenclature minéralogique » BRGM
  8. L'or Par François Pernot p.22 Edi Artemis
  9. Calvo Rebollar, Miguel (2003). Minerales y Minas de España. Volumen II. Sulfuros y sulfosales. Museo de Ciencias Naturales de Álava. 703 pág.
  10. Berbain, C., Favreau, G. & Aymar, J. (2005): Mines et Minéraux des Pyrénées-Orientales et des Corbières. Association Française de Microminéralogie Ed., 39-44.
  11. Le Gisement de Talc de Trimouns D.Descouens ; P. Gatel Monde & Mineraux N°78 Avril1987
  12. Orlandi, P., & Pezzotta, A., 1997. I minerali dell'Isola d'Elba. I minerali dei Giacimenti metalliferi dell'Elba orientale e delle Pegmatiti del Monte Capanne. Ed. Novecento Grafico, Bergamo, 245 pp.
  13. Haber M., Jelen S., Shkolnik E. L., Gorshkov A. A., Zhegallo E. A., 2003. The participation of micro-organisms in the formation of todorokite from oxidation zone (Terézia Vein, Banskà Stiavnica deposit, Slovak Republic). Acta Miner. Petr., 1.

En savoir plus :

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