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Riez

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Riez

Colonnes de Riez
Colonnes de Riez

Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Riez
Code commune 04166
Code postal 04500
Maire
Mandat en cours
Michel Zorzan
2008-2014
Intercommunalité sans
Démographie
Population 1 702 hab. (2006)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 08″ Nord
       6° 05′ 37″ Est
/ 43.8188888889, 6.09361111111
Altitudes mini. 473 m — maxi. 680 m
Superficie 40 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Riez (Riés en occitan provençal) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Riézois.

Riez a reçu le label « village et cité de caractère ».

Riez-4.jpg
Riez-1.jpg

Sommaire

[modifier] Géographie

La butte formée par le mont Saint-Maxime domine trois vallées qui se rejoignent au confluent de deux cours d'eau au débit modeste, mais qui ont joué un rôle stratégique pour le développement de Riez : le Colostre, qui rejoint le Verdon à Saint-Martin-de-Brômes, et son affluent, l'Auvestre.

Riez se situe ainsi au croisement des routes historiques qui relient les Alpes (via Digne) et la vallée de la Durance (via Valensole) au haut Var et à Aix-en-Provence. Touchée par la désaffection de ces voies de communication au siècle dernier, elle constitue aujourd'hui une agglomération d'importance modeste dont l'économie repose principalement sur le tourisme.

Le village est situé au pied du mont Saint-Maxime haut de 637 m d’altitude[1].

Lieu de villégiature en été, Riez profite en effet de sa situation au cœur du Parc naturel régional du Verdon.

[modifier] Économie

Riez vit essentiellement du tourisme, faisant animer le centre-ville de restaurants et d'ateliers d'artisanat. L'agriculture prend aussi une place importante avec la culture de céréales, de lavande, de la truffe et d'arbres fruitiers

[modifier] Histoire

[modifier] Toponymie

Ses noms successifs sont Colonia Julia Augusta Apollinarium Reiorum, Alebaece Reiorum Appollinarium (Ier siècle), Reis Appolinaris (IVe siècle), Reios (Ve siècle)[2]. L’étymologie est donc transparente : le nom du village s’est formé sur celui de l’ethnie gauloise des Reii, avec le suffixe latin -ensis, signifiant cité des Reii[3]. Charles Rostaing adhère à cette interprétation, mais signale également une hypothèse tirant ce nom du ligure Rek, signifiant montagne[4].

[modifier] Antiquité

Riez est considérée comme l’ancienne capitale des Reii[1], peuple gaulois qui occupait la butte Saint-Maxime avant la conquête romaine. Riez était également la capitale des "Albices"[réf. nécessaire], sorte de fédération de peuples alpins à laquelle appartenait les Reii. Selon la carte archéologique des AHP, elle relevait soit des Salyens, soit des Voconces[5].

Les Romains fondent une colonie (la Colonia Julia Augusta Apollinarium Reiorum) dans la plaine, qui devient ensuite l'une des treize cités de la Narbonnaise, ce qui lui permet de devenir un centre important. Elle bénéficie notamment de la construction, en l’an 3 après J.-C., d’une voie qui la relie à Aix via Draguignan, et qui traverse le Verdon à Garruby[6]. Une voie figurée sur la Table de Peutinger la reliait à Fréjus ; enfin, une troisième voie est identifiée en direction de Digne[1].

L’implantation d’une agglomération est attribuée à la présence d’une plaine alluviale (altitude : 520 m), et à la ligne de sources surgissant au pied de la commune[1]. Les fouilles de Benjamin Maillet en 1842 et récemment reprises (en 2003) mettent à jour un complexe thermal romain. Deux nécropoles ont été fouillées, deux autres sont probables[7].

Son siège épiscopal, dont le premier évêque fut, peut-être, Maxime en 434[8], ainsi que sa situation privilégiée au carrefour entre trois vallées sur une des routes majeures reliant les Alpes à la basse Provence lui permit ensuite de conserver cette importance pendant tout le Moyen Âge. L’engorgement du Colostre, provoquant des inondations, poussa le village à s’implanter sur la colline Saint-Maxime, où l’évêché est transféré. La plaine est de nouveau habitée seulement à partir du XIIe siècle[7].

[modifier] Moyen Âge et Temps modernes

Elle accueillit deux conciles en 439 et en 1285. Au début du Haut Moyen Âge (VIe ‑ VIIe siècles), l’agglomération de la plaine est abandonnée, au profit d’un site fortifié sur le sommet aplatié de la colline Sainte-Maxime[9], à 637 m d’altitude[1].

Au Xe siècle, des cadets des vicomtes de Marseille s’emparent de Riez et y édifient une motte castrale[10] au lieu-dit Mauroue[11]. Ces nobles sont appelés les princes de Riez.

Durant les guerres de religion, la ville est attaquée par les protestants en 1574[12].

La situation de Riez, sur un carrefour entre les itinéraires de Valensole à Moustiers et de Digne à la vallée du Verdon permet à la foire établie à la fin du Moyen Âge de se maintenir jusqu’à la fin de l’Ancien Régime[13],[14].

[modifier] Révolution française

À la veille de la Révolution, la ville compte une loge maçonnique[15]. En mars 1789, des émeutes dues à la crise frumentaire ont lieu[16],[17]. La branche du Maconnais de la grande Peur de l’été 1789 touche Riez le 31 juillet : des rumeurs de bande de plusieurs milliers de brigands parcourant la campagne, soldés par les aristocrates, provoquent la panique : on sonne le tocsin, on s’arme, on envoie des messages aux villages voisins pour se renseigner, ce qui propage la peur. Les solidarités se créent ainsi ; les milices formées à cette occasion constituent la base des bataillon de la Garde nationale.

La société patriotique est autorisée le 22 février 1791 : elle disparaît rapidement, avant de se reformer[18] le 14 mai 1792, parrainée par le club de Marseille[19]. Elle est affiliée au club des Jacobins de Paris le 23 mai 1793[20], à celui de Marseille dès juin 1792 et au club Saint-Jean de Toulon le 25 février 1793[21]. Environ la moitié de la population masculine la fréquente[22]. À la fin des années 1790, le département est infesté de brigands, principalement des déserteurs. C’est dans ce contexte qu’a lieu la tuerie de Riez, le 15 octobre 1799 : onze personnes sont torturées et assassinées par ces brigands[23].

[modifier] XIXe siècle

Le docteur Prosper Allemand, petit-fils du maire de Puimoisson, milite activement dans tout le canton sous la Deuxième République[24]. La commune compte ainsi 8 sociétés secrètes, créées par Langomazino, comptant environ 120 membres en 1851. Quand la nouvelle du coup d'État du 2 décembre 1851 arrive à Riez, immédiatement un comité insurrectionnel se met en place pour défendre la République. Les gendarmes sont désarmés, les 213 fusils de la garde nationale sont saisis. Le 6 décembre, les insurgés d’Allemagne et de Sainte-Croix se joignent à ceux de Riez, et la colonne de 500 à 600 hommes se dirige ensuite vers Digne. En chemin, elle ralllie les insurgés de Puimoisson et de Roumoules[25].

Après l’occupation de Digne et le combat des Mées, deux bataillons d’infanterie occupent le canton pour mener la répression. C’est le colonel Sercey qui dirige les opérations, il est condamné en 1853 pour escroquerie et abus de confiance[26].

[modifier] Héraldique

Blason Riez.svg

Blasonnement :
d'argent à un pommier terrassé de sinople, fruité de gueule, adextré d'un ours contourné de sable rampant contre le tronc de l'arbre[27].
Bien que figurant ainsi à l'Armorial général de France, le blason connaît quelques variantes dans ses représentations ; ses origines ne sont pas connues, bien qu'il soit certainement antérieur au XVIe siècle[28].

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Benjamin Maillet   maire lors du coup d’État de 1851
    R. Bagarry    
    Maxime Amiel   Conseiller général
1935 1944 Jean Martin[29]    
1947 1975 Maxime Javelly[30] PS Sénateur-Conseiller général
mars 2001 réélu en 2008 Michel Zorzan[31] PS Conseiller général

[modifier] Démographie

Population sous l’Ancien Régime
Date 1716 1760
Population [32] 2532 3027
Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2872 2784 2932 2867 3115 2870 2841 2835 2661
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2572 2386 2575 2564 2557 2381 2333 2111 1964
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1813 1768 1721 1217 1292 1270 1250 1204 1108
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
1177 1379 1560 1680 1707 1667 1702[33] - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
Sources : INSEE[34], EHESS[35]
Courbe d'évolution démographique de Riez depuis 1716

[modifier] Lieux et monuments

Photo du baptistère.
Baptistère de Riez, dit « le Panthéon », photographie de Séraphin-Médéric Mieusement
  • Baptistère : il est daté du VIe voire du Ve siècle. Bâti avec des matériaux antiques en remploi, il appartenait à un premier groupe cathédral aujourd'hui détruit. Comparable au baptistère de Fréjus, dans le Var, il est de plan octogonal inscrit dans une construction de plan carré ; quatre absidioles, dont l'une contient l’autel, se greffent sur les pans coupés et s'enfoncent dans la maçonnerie, sans faire saillie à l'extérieur. Huit colonnes antiques de granit surmontées de chapiteaux corinthiens de marbre, disposées en cercle, entourent la cuve baptismale, dont il ne reste que des débris. La coupole de l'édifice a été refaite au XIIe siècle.
icône monument classé
Le baptistère de Riez fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1840[36].
Colonnes du temple de Riez
Temple de Riez : détail d'un chapiteau corinthien et de l'architrave
  • Colonnade antique : située à proximité du Colostre, quatre colonnes romaines monolithes de granit gris surmontées de chapiteaux corinthiens en marbre blanc, supportent encore une architrave. Elles sont les derniers vestiges d'un temple dédié à Apollon élevé vers la fin du Ier siècle ap. J.-C. Leur particularité est d’avoir été conservées en place depuis l’Antiquité, à l’entrée de la ville.
icône monument classé
La colonnade antique de Riez fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1840[37].
  • Vieille ville : elle offre une architecture typique de haute Provence, dans laquelle des rues étroites sont bordées par les façades colorées des maisons de maître. Certaines de ces dernières abritent encore plusieurs gypseries des XVe et XVIe siècles. Y pénétrer par la porte Aiguière ou par la porte Saint-Sols (ou Sanson) permet d'admirer les restes des anciens remparts du XVIe siècle, auxquels appartenait également la tour de l'horloge.
  • Chapelle Saint-Maxime : sur la hauteur qui abritait l'oppidum des Reii se dresse une chapelle du XVIIe siècle, dont les origines remonteraient au premier évêque de la cité.
  • Le Clocher de l'Horloge  : Avec la porte Saint-Sols et la porte Aiguière, le clocher de Riez est le dernier vestige des remparts qui protégeaient le village. Il abrite une horlogerie vielle de plusieurs siècle probablement du XVIe siècle, qu'aujourd'hui encore les employés communaux s'évertuent à « remonter » chaque samedi matin.
  • Musée archéologique (fondé en 1929[38]) : dépôt archéologique construit en 1997, en annexe de l’hôtel Mazan[39]

Sur la place Saint-Antoine, un cadran solaire date de 1806 ; austère, il est carré et composé uniquement de lignes noires sur fond blanc. Il porte la légende « L’instant le plus serein est marqué par une ombre »[40].

  • Musée archéologique (fondé en 1929[41]) : dépôt archéologique construit en 1997, en annexe de l’hôtel Mazan[42]
  • Ancienne cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède, XVe siècle - XVIIe siècle. La cathédrale s'écroula en 1842, après reconstruction conservation de quelques vestiges dans nouvelle église ; La cathédrale était le siège de l'ancien diocèse de Riez créé au Ve siècle, supprimé à la révolution. [43].

[modifier] Jumelages

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

Commons-logo.svg

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Riez.

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

  • Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, co-édition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN : 2-7449-0139-3
  • "Riez-la-Romaine, deux édifices thermaux méconnus" in Les dossiers d'archéologie n° 323, sept.-oct. 2007, pp. 44 à 51

[modifier] Notes

  1. a, b, c, d et e Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 361
  2. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, co-édition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, ISBN : 2-7449-0139-3, p. 11
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, § 1204, p. 60
  4. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 337-338
  5. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 5
  6. Jacques Cru, op. cit., p. 14
  7. a et b Géraldine Bérard, op. cit., p. 362
  8. Quelques sources lui donnent quelques prédécesseurs, sans les nommer, selon Jacques Cru, op. cit., p. 16
  9. Jacques Cru, « Petra Castellana », Verdon no 1, estieu 1999, p. 31
  10. Jacques Cru, op. cit., p. 32
  11. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p. 31
  12. Jacques Cru, op. cit., p. 200
  13. Louis Stouff, « carte 86 : Port, routes et foires du XIIIe au XVe siècles », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  14. Baratier et Hilsdesheimer, « carte 122 : Les foires (1713-1789) », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  15. Alphand, p 292
  16. La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 11
  17. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 396
  18. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 291
  19. Alphand, p 303
  20. Alphand, p 301
  21. Alphand, p 304
  22. Alphand, p 320
  23. André Lombard, « Violences et troubles de 1789 à l’An VI », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 176
  24. Maxime Amiel, « Les Riézois dans l’insurrection de décembre 1851 », p. 196-200 de Provence 1851 : une insurrection pour la République, Actes des journées de 1997 à Château-Arnoux et de 1998 à Toulon, Association pour le 150e anniversaire de la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851, Les Mées, 2000, p. 196
  25. Maxime Amiel, Les Riézois…, p. 197
  26. Maxime Amiel, Les Riézois…, p. 199
  27. d'après l'Armorial général de France, Michel Heymès, Les Armoiries municipales de la ville de Riez, in Chroniques de Haute-Provence, Bulletin de la Société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 293, 1982, p. 107. Louis Bresc, dans son Armorial de Provence, en donne une autre description
  28. Heymès, p. 108-111
  29. Francegenweb, consulté le 17 novembre 2008
  30. Francegenweb, consulté le 17 novembre 2008
  31. Site de la préfecture des AHP
  32. Robert Niel, Le Roman des brigands dans les Basses-Alpes de 1789 à 1802, Impr. B. Vial (Digne-les-Bains), 2007. - 190 p, ISBN 978-2-9530563-1-0
  33. INSEE, Population municipale au 1er janvier 2006, consulté le 11 janvier 2009
  34. INSEE: Population depuis le recensement de 1962
  35. EHESS, notice communale de Riez sur la base de données Cassini, consultée le 28 juillet 2009
  36. Base Mérimée
  37. Base Mérimée
  38. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 58.
  39. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 58.
  40. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Édisud, Aix-en-Provence, 2002, ISBN 2-7449-0309-4, p. 111.
  41. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 58.
  42. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 58.
  43. http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/cathedrale/cat_paca.html
  44. http://www.afccre.org/fr/annuaire_jumelles.asp
  45. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 148
  46. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 150

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